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Le blaireau |
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Mission : Pour cette espèce, notre laboratoire dispose d’un atlas des terriers de 1994 qu’il est indispensable de remettre à jour. Le travail prévu dans le cadre de cette mission consiste à inventorier un maximum de terrier de blaireaux sur toute la Région en vérifiant les anciens terriers et en répertoriant les nouveaux afin de comparer le taux d’occupation actuel et ancien des terriers et d’estimer l’évolution de la population wallonne. Cette mission implique un effort de prospection très important et la collaboration avec les agents de la DNF est assurément incontournable. Nombre d’entre eux avaient déjà participé activement à la mise au point de l’atlas des terriers de 1994. Par ailleurs, des naturalistes issus d’horizons variés collaborent également à ce large inventaire. Si vous souhaitez vous investir vous aussi, vous trouverez, dans la rubrique formulaires, une fiche de localisation de terrier de blaireau. Elle doit être complétée et nous être renvoyée par courrier ou par e-mail. Ce mammifère est le seul de la famille des mustélidés à vivre en clans. Comme ses cousins, il possède des glandes à musc produisant des sécrétions odorantes utilisées pour se défendre ou communiquer. Court sur pattes, il atteint environ 30 cm au garrot pour un corps relativement long (en moyenne 80 à 90 cm). La queue mesure 15 cm en moyenne. Les caractéristiques morphologiques principales du blaireau sont liées à son mode de vie « fouisseur » : puissant, il présente une tête relativement petite, un cou épais et court, un corps massif, des membres robustes (surtout les antérieurs) et des doigts munis de fortes et longues griffes. Tous ces éléments l’aident à creuser efficacement ses terriers complexes parfois composés de plusieurs niveaux et munis d’ouvertures (gueules) multiples. Son poids adulte est en moyenne de 12 kg mais il peut atteindre jusqu’à 17 kg. Le museau est allongé, très flexible, pourvu de vibrisses rigides mais très sensibles, lui permettant d’appréhender son environnement. Les yeux sont relativement petits par rapport à la taille de la tête, les oreilles sont rondes et réduites, colorées de blanc sur la partie extérieure. Elles ont la capacité de s’obturer lorsque l’animal creuse, de même que ses narines. La coloration de la tête est tout à fait remarquable : elle est blanche avec deux bandes longitudinales latérales noires passant par les yeux et les oreilles et s’élargissant vers l’arrière. Le ventre et la gorge sont plutôt sombres alors que le dos et les flancs sont en général gris clair avec parfois des nuances de roux ou de beige. La longueur du crâne varie en général de12,5 à 14 cm, la largeur bizygomatique atteignant 8,5 cm environ. La largeur du rostre mesure quant à elle 3,3 cm en moyenne. Le crâne est surmonté d’une crête sagittale bien nette, surtout chez les individus âgés.
Les mâchoires sont garnies, au total, de 38 dents. La formule dentaire est : 3/3 Inc. + 1/1 Can. + 4/4 Prémol. + 1/2 Mol. |
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Au début des années ‘80, l’espèce avait subi de lourdes pertes mais ses populations ont commencé à se restaurer avec l'arrêt des gazages de terriers et surtout après l'éradication de la rage. Elle était surtout connue en Ardenne, en Gaume, en Famenne et dans le Condroz, sa présence au nord du sillon Sambre et Meuse (sauf vallées de la Meuse et du Geer) et dans la partie Ouest de l'Entre-Sambre-et-Meuse étant sporadique. Actuellement, un nouveau recensement des terriers est en cours afin d’évaluer l’évolution des populations de cette espèce en Wallonie. Le blaireau appartient à l’ordre des Carnivores mais son régime est largement omnivore. Il se nourrit à 50 % de vers de terre, mollusques et insectes, le reste étant complété par des végétaux. De ce fait, il affectionne particulièrement les forêts feuillues sur terrains meubles faciles à creuser, et proches de milieux ouverts comme les pâtures et les prairies dans lesquelles les invertébrés abondent. Il y occupe généralement les lisières. |
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Il peut aussi creuser ses terriers dans des plantations de conifères ou occuper de simples taillis, bosquets, haies ou ronciers quand le couvert est quasi inexistant (comme dans certaines zones de Hesbaye), ceci pour autant que ces structures soient proches de sources de nourriture. La présence d’un point d’eau dans les environs est également un élément favorable. On le trouve tant au fond de grands massifs feuillus (rarement résineux !) qu’à proximité des habitations humaines. Des anfractuosités rocheuses, pierriers ou sablières abandonnées peuvent également lui permettre d’installer un terrier. Les terrains en pente sont souvent privilégiés car le drainage et l'évacuation des déblais et de la litière sale y sont facilités. La proximité d'endroits où la récolte de la litière (feuilles, herbes, fougères ...) est possible est également un critère déterminant dans le choix de l’emplacement du terrier.. Dans une bonne partie des cas, on trouve à proximité des terriers des plantes nitrophiles comme l’ortie et le sureau noir. 1-Les empreintes
Les empreintes de cette espèce sont aisément
reconnaissables. Elles comportent cinq doigts dont 4 sont généralement bien marqués, relativement serrés et alignés, le cinquième doigt n’apparaissant pas toujours. Ils sont munis de longues griffes mesurant jusqu’à 3 cm pour la patte antérieure, bien marquées vers l’avant et donc, très faciles à identifier. Les pelotes digitales sont allongées, ovoïdes. Plantigrade comme l’homme, le talon du blaireau est souvent large et bien marqué (paume transversale), la forme générale de l’empreinte étant semblable à celle d’une patte d’ours, toutes proportions gardées. La patte antérieure est large de 4,5 à 6,5 cm pour 5 à 7 cm de long ; la postérieure atteignant 3,5 à 4,5 cm de large pour 4 à 5,5 cm de long. Animal assez imposant, la voie qu’il laisse est plus large que celle du renard. Le passage répété du blaireau sur les mêmes pistes finit souvent par former une "gouttière" d’accès au terrier, les coulées formant de véritables sentes rayonnant autour du terrier.
2-Les excréments Le blaireau étant très propre, ses excréments sont généralement déposés dans des « pots » : petites excavations rondes non rebouchées situées aux alentours du terrier (parfois à plus de 100 m). La présence de plusieurs pots à excréments constitue les latrines ou cabinets du blaireau ; chaque pot rempli ne servant généralement qu’une seule fois.
Les laissées sont de consistance variable selon les aliments ingérés. D’aspect boueux si elles contiennent des restes de lombrics, on a généralement affaire à une crotte brune à noirâtre qui peut aussi contenir des restes d’insectes (guêpes, carabes, …), des pépins ou des poils. Leur taille est d’environ 2 cm de large pour une longueur variable de 4 à 8 cm. |
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3-Le terrier
Celui-ci comporte des galeries et des chambres garnies de litière. La présence d’un terrier est surtout reconnaissable à ses déblais dont le volume peut atteindre plusieurs m3 de terre et cailloux. Ils sont rejetés à l’extérieur et renferment des restes de vieille litière (herbes, fougères) et parfois même des os de blaireaux morts dans le terrier. Certains terriers sont utilisés presque tous les jours, d'autres, plus dispersés, le sont occasionnellement, pour une nuit ou deux. Il n’est pas rare d’y observer une cohabitation avec le renard ou le lapin. Fiche complète du SIBW : http://mrw.wallonie.be/dgrne/sibw/especes/ecologie/mammiferes/blaireau.html |
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