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Le Muscardin
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Le muscardin (Muscardinus avellanarius) est un petit rongeur de la famille des Gliridés. De petite taille, son corps mesure généralement 6 à 9 cm auxquels il faut ajouter la longueur de la queue, de 6 à 8 cm. Ce mammifère présente des oreilles bien arrondies, non poilues, et de grands yeux noirs légèrement proéminents et typiques des Gliridés. Son poids varie de 15 à 40 g environ. Sa longue queue, très touffue, est très légèrement préhensile. Les poils qui la couvrent sont de même longueur jusqu’à son extrémité. La couleur roux doré de son pelage (à l’exception de la gorge et du menton blancs) est caractéristique ; le ventre étant légèrement plus pâle que les flancs et le dos. Les jeunes ont, quant à eux, un pelage plus grisâtre. Les pouces des pattes postérieures opposables font de celles-ci de véritables mains. L’espèce reste cependant très difficile à voir car elle hiberne 6 à 7 mois par an, d’octobre à avril. De plus, elle est relativement discrète et très agile. En présence d’un crâne, celui-ci est aisé à reconnaître grâce aux 2 critères suivants :
De plus, la formule dentaire est : Inc.1/1, Can.0/0, Prémol.1/1, Mol. 3/3
Animal typiquement forestier, le muscardin est présent en Belgique essentiellement au sud du sillon Sambre-Meuse bien que quelques observations aient été réalisées dans le Hainaut et dans la région liégeoise. Dans notre pays, le muscardin affectionnerait les milieux forestiers feuillus riches en essences variées et composés d’au moins 2 strates de végétation ligneuse et d’un tapis herbacé plus ou moins développé. La chênaie à bouleaux serait particulièrement appréciée. Les lisières forestières semblent surtout intéressantes lorsqu’elles comportent des arbrisseaux comme le sorbier, le charme, le noisetier dont le muscardin se nourrit. Les taillis sous futaie riches en ronces ou en sous-arbrisseaux (callune, myrtille) sont également très appréciés. En Belgique, l’espèce n’a jamais été observée dans des monocultures de résineux. Bien qu’étant largement arboricole, elle a quelquefois été mentionnée dans des milieux tels que des roselières, des parcs, de jeunes plantations ainsi que des aulnaies rivulaires. Plutôt nocturne, il peut cependant être vu en pleine journée.
En dehors de l’observation d’individus, la présence du muscardin dans un site peut être attestée par différents indices. Il s’agit essentiellement des restes de repas, des excréments et du nid. 1 - Le nid : Il s’agit d’une construction très typique, en boule d'une dizaine de centimètres de diamètre, généralement composée de deux assises de matériaux. La plus interne est faite de feuilles, d'herbes ou d'écorces découpées en fines lanières. L'assise extérieure est constituée de plusieurs couches de feuilles entières, souvent mortes, parfois fraîches, que l'animal trouve à proximité: chêne, noisetier, hêtre, érable, charme... En principe, le muscardin n’utilise pas de mousse pour la construction de son nid, cela permet facilement de le distinguer des nids de troglodyte. De plus, le nid n’est pas attaché à son support, il y est juste « posé ». L'ouverture n'est jamais apparente sauf si l'animal a précipitamment quitté sa cachette. Les nids se trouvent principalement dans les buissons bas (0,5 à 1,5 m), les massifs de ronces, les tas de bois, les trous d'arbres, les jeunes conifères ou... les nichoirs à mésanges. Les nids peuvent être repérés plus facilement en dehors de la période de végétation, c'est-à-dire, de la fin de l’automne au début du printemps.
Ils ressemblent malheureusement aux crottes d’autres rongeurs comme le mulot et ne constitueront pas un indice de présence très utile s’ils sont observés « seuls ». Leur taille est d’environ 7 mm de long pour 1 mm de diamètre. 2 - Les excréments : Ils ressemblent malheureusement aux crottes d’autres rongeurs comme le mulot et ne constitueront pas un indice de présence très utile s’ils sont observés « seuls ». Leur taille est d’environ 7 mm de long pour 1 mm de diamètre. 3 - Les restes de repas :
Le
muscardin se nourrit essentiellement de fruits, secs (noisettes, faines)
ou charnus (mûres, myrtille, cenelles, framboises, etc…), parfois de
fleurs, mais il peut également consommer des insectes, des mollusques ou des
vers, ainsi que de jeunes pousses au printemps.
Lorsqu’il s’attaque à des noisettes, il laisse un trou rond caractéristique de 8 à 10 mm de diamètre dans la coquille dont le bord interne est très lisse, les marques de dents se situant à l’angle du trou avec la surface de la noisette.
(page 27, n°59 de La Hulotte : dessins de Pierre Déom)
4- La chasse aux noisettes : Afin d'obtenir des informations plus abondantes sur la répartition du muscardin, nous avons lancé, en octobre 2006, le projet de "Chasse aux noisettes", ouvert à toute personne intéressée, enfant ou adulte, ainsi qu'à tout groupe (classes, associations,...). L'objectif est de permettre la collecte de données de présence du muscardin sur le territoire de la Région wallonne grâce à la récolte de noisettes rongées. La technique du "rat d'or" est en effet si spécifique qu'il est possible d'attester de sa présence par l'analyse des noisettes rongées. Celles-ci peuvent être collectées assez facilement entre octobre et mai au pied des buissons de noisetiers. Dans la page "Formulaires", vous trouverez tous les fichiers nécessaires à la mise sur pied de ce projet de "Chasse aux noisettes" chez vous : présentation générale du projet ; dossier pédagogique ; mode opératoire et feuille de route. En outre, divers collaborateurs (CRIE, CDPA, Parcs Naturels, Associations...) ont accepté de servir de centres relais, dits "Points Noisettes", afin que tout partenaire habitant à proximité d'un de ces centres puisse y apporter ses trouvailles qui seront ainsi centralisées et stockées. Cela facilitera le transfert logistique de ces récoltes qui seront dès lors récupérées et validées par les membres de notre équipe "Mammifères". Un retour d'information à tout participant est prévu en juin 2007. Ce projet est inspiré de différentes expériences menées en Angleterre et en Allemagne et nous tenons ici à remercier spécialement Monsieur Sven Büchner, coordinateur de la Chasse aux noisettes menée en Allemagne, qui nous a aimablement guidés dans la mise sur pied de cette initiative chez nous. Par ailleurs, les personnes issues de la Communauté germanophone sont invitées à consulter le site consacré à ce projet car ils y trouveront des informations et dossiers pédagogiques en langue allemande, ce qui les aidera assurément à participer au projet mené en Région wallonne. Nous remercions également la Communauté Française qui, intéressée par l'utilisation pédagogique de ce projet, a pris à coeur d'en informer l'ensemble des établissements de Wallonie-Bruxelles organisant l'Enseignement obligatoire, ceci pour les jeunes de 10 à 14 ans. Fiche complète sur le site du SIBW. |
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